CMAC
DECLARATION DU 29 JANVIER 2009
Grenoble
Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy, nous assistons à une violente accélération des attaques contre le secteur culturel. A l’instar de l’éducation, la santé, la recherche, etc… Le pouvoir, appuyé par le MEDEF, considère la culture comme une « charge pour la Nation », « un frein à la compétitivité de l’Entreprise France ». Il estime qu’il y a trop d’artistes, trop de créations, trop d’équipements, trop de liberté, de
diversité…
Mais le pouvoir peut-il sérieusement arguer d’un problème de finance quand l’Etat octroie des milliards aux banques ?
Pour nous, la culture, loin d’être une « charge », est au contraire une richesse, et doit rester une priorité pour la société. Une réelle démocratie se doit de permettre au plus grand nombre d’y d’accéder.
Nous dénonçons la dégradation généralisée qui touche le secteur artistique et culturel :
- Les nouvelles réductions massives des budgets culturels ont pour
conséquences la disparition de structures, la réduction des moyens humains, la destruction progressive d’une action culturelle de proximité, un recul de la diversité de la création, la précarisation des emplois…
- La réforme du régime de l’intermittence (juin 2003) n’a fait qu’aggraver la
situation des professionnels : accroissement des inégalités, précarisation des indemnisés, exclusion du régime de dizaines de milliers de professionnels…Dans le cadre de la réforme globale de l’UNEDIC, le MEDEF prépare une nouvelle offensive…
Nous avons conscience que les attaques contre la culture s’inscrivent dans une politique libérale, cohérente et globale qui frappe l’ensemble des salariés, et remet en cause les acquis sociaux. Seule une riposte d’ensemble, de tous les secteurs de la société en lutte créera le rapport de force nécessaire.
Après le succès du 29 janvier, nous appelons tous les professionnels, usagers, bénévoles du secteur culturel à se mobiliser et poursuivre le mouvement.
Nous appelons à une coordination interprofessionnelle des luttes au plan local et national pour construire de nouvelles initiatives unitaires et pour amplifier la mobilisation.